Nos données sur le Web : pratique ou dangereux?

piratage
Source : Pixabay.com

Jour après jour, de nouvelles plateformes sont créées sur le Web afin de gérer des données parfois très sensibles. Par exemple, l’application PetalMD permet à environ 30 000 médecins du Québec et de l’Ontario de maximiser leur temps en leur offrant des outils de gestion d’horaire, d’échanges de tâches et de messagerie. Et que dire des sites qui requièrent nos informations bancaires?

Nos données personnelles se multiplient à une vitesse folle sur le Web et se retrouvent parfois entre les mains d’individus malveillants, ou encore dans la mire de compagnies. Rien d’étonnant lorsqu’on remarque par la suite que notre fil Facebook regorge de publicités qui sont étrangement liées à nos intérêts. Par exemple, moi qui ai vécu près d’un an au Sénégal, je vois fréquemment apparaître des publicités de voyages dans ce pays. À priori, cet exemple n’est pas très inquiétant, mais l’enjeu de la confidentialité de nos renseignements demeure criant. D’ailleurs, une expérience encore plus inquiétante que j’ai personnellement vécue fut de me faire téléphoner à maintes reprises par une compagnie d’assurance-vie dont je taierai le nom, qui savait, par je ne sais quel moyen, quelle date mon fils était né, dans quelle ville, et quel était le nom de son père et celui de sa mère! Rappelons également le scandale lié au site Web Ashley Madison, site de rencontres extraconjugales qui a subi un piratage menant au dévoilement public de l’identité d’une trentaine de millions de partenaires infidèles.

De mon point de vue, il ne s’agit pas de fuir l’utilisation du Web, comme plusieurs babyboomers tendent à le faire en se bornant à payer tous leurs comptes par la poste! L’importance se situe plutôt dans la vigilance et la prévention. Les jeunes doivent apprendre que rien ne disparaît du Web et chaque personne doit questionner l’utilisation qu’il en fait. De plus, les recherches et innovations visant à sécuriser le Web doivent être constamment encouragées et financées.

Je terminerai ce texte par une citation inspirante d’Edward Snowden :

« Dire qu’on n’a rien à cacher parce que notre vie privée est sans importance revient à dire que la liberté d’expression n’a pas d’importance parce qu’on n’a rien d’intéressant à dire. »

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web du Devoir, « Des données de masse, pour le meilleur et pour le pire », 19 novembre 2016.

Site Web LeMonde.fr, « Piratage d’Ashley Madison : qui sont les vraies victimes? », 20 août 2015.