Être contre la vertu

Photo approuvée par l'organisation Faut qu'on se parle
Utilisation approuvée par l’organisation Faut qu’on se parle

La nouvelle est tombée mercredi dernier : Gabriel Nadeau-Dubois, porte-étendard du printemps érable, et Jean-Martin Aussant, ancien chef d’Option nationale, partent en tournée provinciale, accompagnée de trois autres collaborateurs. Ensemble, ils sillonneront le Québec pour poser dix questions aux citoyens. Le réseau de la santé, l’immigration, l’accès à l’éducation et la démocratie participative sont quelques-uns des sujets chauds qui seront discutés, dans l’optique de trouver des pistes de solution au cul-de-sac actuel en matière de politique québécoise. Ce processus, nommé Faut qu’on se parle, mènera à un projet pour l’avenir du Québec, mais sous quelle forme? Ralliement à un parti politique existant? Nouveau parti politique? Pour l’instant, nous l’ignorons. Toutes les avenues sont possibles.

Depuis cette annonce, les critiques pleuvent de toutes parts. Même les gens les plus à gauche sur l’échiquier politique y vont de commentaires acerbes. Démarche inutile, questions trop partiales, projet malhonnête, les accusations se multiplient ! Certaines de ces critiques sont plausibles, mais tout de même, pouvons-nous leur laisser le temps de faire leurs preuves avant de monter aux barricades? Pouvons-nous saluer cette initiative menée, rappelons-le, par cinq grands esprits qui ont le mérite de vouloir trouver des avenues meilleures pour le Québec? J’ose espérer que les gens qui ont émis des critiques se donneront la peine de s’inscrire à l’assemblée de leur région pour constater si leurs craintes étaient bel et bien justifiées.

Laissons-leur la chance. Sincèrement, qu’avons-nous à perdre?

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web Presse-toi à gauche, « Faut qu’on se parle : Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant lancent une vaste consultation sur l’avenir du Québec », 28 septembre 2016.

Site Web de Faut qu’on se parle, « Les 10 questions ».

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