Le cégep : perte de temps ou richesse collective?

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Le modèle de l’éducation supérieure québécoise est unique au monde. En effet, les cégeps (collèges d’enseignement général et professionnel) ont été créés en 1967, suite au fameux rapport Parent. La formation générale est obligatoire pour chaque étudiant, peu importe son domaine d’études, et elle inclue des cours de philosophie, de littérature, d’anglais et d’éducation physique. De plus, chaque étudiant doit s’inscrire à au moins deux cours complémentaires n’ayant aucun lien direct avec son programme d’études. Ces obligations sont considérées par bien des gens comme une perte de temps considérable. Je ne suis pas de cet avis.

Nombreux sont ceux qui voudraient pouvoir se consacrer immédiatement et uniquement à leur choix de carrière ou encore aux supposées « vraies matières ». Pour ma part, je crois que l’éducation ne sert pas uniquement à produire de futurs travailleurs, mais plutôt à former de futurs citoyens. Une pleine citoyenneté implique de développer un esprit critique, une ouverture d’esprit et un mode de vie sain. Pour y arriver, les cours de formation générale, et tout particulièrement les cours de philosophie, sont incontournables. Apprendre à analyser la société dans laquelle nous vivons, à remettre en question nos idées préconçues et à développer une conscience sociale et un esprit critique sont les outils inestimables que l’on peut développer au cégep plus que partout ailleurs. Et ces outils, ils seront utiles dans la vie personnelle et sociale de chacun, mais également dans la sacrosainte entreprise vers laquelle l’étudiant se dirige. Chaque fois que quelqu’un se moque de la prétendue inutilité des cégeps, c’est ce que je brûle de lui répondre.

Pour clore ce sujet, je vous invite à cliquer sur ce lien, qui mène à un article de Véronique Grenier, professeure de philosophie au Cégep de Sherbrooke, auteure et chroniqueuse. Mme Grenier aborde le sujet d’une manière plus que pertinente (comme elle le fait toujours)

 

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web La révolution tranquille, « La création des cégeps et de l’Université du Québec ».

Site Web de l’Université de Sherbrooke, « Le rapport Parent : la démocratisation de l’éducation ».