La nouvelle orthographe, cette mal-aimée!

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On en entend parler, on la critique, elle nous agace, j’ai nommé : la nouvelle orthographe! Voici quelques exemples de changements qui provoqueront peut-être une poussée d’urticaire chez certaines personnes :

  • Oignon – ognon
  • Céleri – cèleri
  • Nénuphar – nénufar
  • Renouvellement – renouvèlement

Nombreux sont ceux qui considèrent cette réforme comme une insulte à la beauté de la langue française ou encore comme un changement tout à fait inutile et plus embêtant qu’autre chose. Pourtant, le but réel qui se cache derrière les rectifications de l’orthographe est en fait de simplifier la langue française en suggérant d’éliminer certaines caractéristiques superflues et maintenant désuètes. Vous avez bien lu : tous ces changements ne sont que des suggestions! L’Académie française ainsi que l’Office québécois de la langue française sont limpides à ce sujet : nous sommes actuellement en période de transition entre l’orthographe traditionnelle et la nouvelle orthographe, ce qui veut dire que l’usage de cette dernière n’est pas obligatoire. Concrètement, cela signifie que dans un même texte, trois options sont permises : utiliser uniquement l’orthographe traditionnelle, utiliser seulement la nouvelle orthographe, ou encore appliquer à la fois l’ancienne orthographe et la nouvelle. À la lumière de ces faits, quelle n’a pas été ma surprise d’entendre, lors de mon embauche dans un lieu plus qu’officiel, que l’usage de la nouvelle orthographe était totalement interdit dans le cadre d’écrits faits pour le travail!

Les réfractaires sont nombreux, mais pourtant, nous devrons bien accepter ces changements, un jour ou l’autre! D’ailleurs, le chroniqueur Mathieu Charlebois nous fait part de ses humoristiques mais non moins pertinentes réflexions à ce sujet dans son texte nommé Pour une poignée de circonflexes. En voici un extrait :

« Voyez-vous, avant d’écrire île, on écrivait isle (…). Et avant fraîche, il y avait le mot fraische (même qu’avant fraische, il y avait fresche!). L’accent circonflexe est là pour nous rappeler qu’il y a déjà eu un s. Avant. Un moment donné. Il y a longtemps. (…) Une partie des accents circonflexes de la langue française sont aujourd’hui aussi utiles qu’une collection de cassettes Beta. »

 

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web de L’Actualité, « Pour une poignée de circonflexes », 5 février 2016.

Site Web de L’Actualité, « Ognon, nénufar et iglou : le Québec et la (pas si) nouvelle orthographe », 5 février 2016. 

Site Web de la Banque de dépannage linguistique, « Questions fréquentes sur les rectifications de l’orthographe », novembre 2016.

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Nos données sur le Web : pratique ou dangereux?

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Source : Pixabay.com

Jour après jour, de nouvelles plateformes sont créées sur le Web afin de gérer des données parfois très sensibles. Par exemple, l’application PetalMD permet à environ 30 000 médecins du Québec et de l’Ontario de maximiser leur temps en leur offrant des outils de gestion d’horaire, d’échanges de tâches et de messagerie. Et que dire des sites qui requièrent nos informations bancaires?

Nos données personnelles se multiplient à une vitesse folle sur le Web et se retrouvent parfois entre les mains d’individus malveillants, ou encore dans la mire de compagnies. Rien d’étonnant lorsqu’on remarque par la suite que notre fil Facebook regorge de publicités qui sont étrangement liées à nos intérêts. Par exemple, moi qui ai vécu près d’un an au Sénégal, je vois fréquemment apparaître des publicités de voyages dans ce pays. À priori, cet exemple n’est pas très inquiétant, mais l’enjeu de la confidentialité de nos renseignements demeure criant. D’ailleurs, une expérience encore plus inquiétante que j’ai personnellement vécue fut de me faire téléphoner à maintes reprises par une compagnie d’assurance-vie dont je taierai le nom, qui savait, par je ne sais quel moyen, quelle date mon fils était né, dans quelle ville, et quel était le nom de son père et celui de sa mère! Rappelons également le scandale lié au site Web Ashley Madison, site de rencontres extraconjugales qui a subi un piratage menant au dévoilement public de l’identité d’une trentaine de millions de partenaires infidèles.

De mon point de vue, il ne s’agit pas de fuir l’utilisation du Web, comme plusieurs babyboomers tendent à le faire en se bornant à payer tous leurs comptes par la poste! L’importance se situe plutôt dans la vigilance et la prévention. Les jeunes doivent apprendre que rien ne disparaît du Web et chaque personne doit questionner l’utilisation qu’il en fait. De plus, les recherches et innovations visant à sécuriser le Web doivent être constamment encouragées et financées.

Je terminerai ce texte par une citation inspirante d’Edward Snowden :

« Dire qu’on n’a rien à cacher parce que notre vie privée est sans importance revient à dire que la liberté d’expression n’a pas d’importance parce qu’on n’a rien d’intéressant à dire. »

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web du Devoir, « Des données de masse, pour le meilleur et pour le pire », 19 novembre 2016.

Site Web LeMonde.fr, « Piratage d’Ashley Madison : qui sont les vraies victimes? », 20 août 2015.

Plus d’un/moins de deux

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Les multiples règles de la langue française peuvent parfois nous sembler insensées et illogiques. En voici une qui peut porter à confusion si nous ne portons pas une attention particulière : l’accord d’un verbe ayant comme sujet « plus d’un » ou « moins de deux ».

Si l’on se fie à notre logique, « plus d’un » nous amène à penser que le verbe prendra la forme du pluriel étant donné qu’il peut vouloir dire plusieurs. Par contre, le verbe s’accorde avec le mot « un » et garde le singulier. Lorsque l’on utilise le sujet « moins de deux », nous sommes portés à penser que le verbe prendra le singulier puisque logiquement, il y en a qu’un. Contre toutes attentes, le verbe s’accorde avec le mot « deux » et prend la forme du pluriel! On aura tout vu.

  • Exemples :
    Plus d’un médecin sera présent au congrès de cet après-midi.
    Moins de deux enfants sur cinq prennent l’autobus chaque matin.
    Moins de deux éléphants sont encore de l’autre côté de la clôture.
    Plus d’un policier a déjà donné des contraventions.

En espérant que ces petits trucs vous aideront dans l’accord de vos verbes.
Pour vous documenter sur toutes les autres exceptions, cliquez ici.

 

Andréanne Lefebvre

Source : Hélène Dufour, Revu et corrigé, Chenelière Éducation, Montréal, 2009, p.169

L’exploitation animale, c’est non!

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Source : Pixabay.com

Les temps froids sont à nos portes : cela nous amène à nous équiper de vêtements chauds pour affronter l’hiver. Le port de la laine est tendance depuis bien des années. On la retrouve dans les manteaux, les tuques, les bottes, les mitaines, etc. Savez-vous comment se déroule réellement la tonte de la laine de nos moutons?

À l’origine, les moutons muent naturellement par eux-mêmes. Par contre, les éleveurs ont volontairement créé des races ne muant pas afin de maximiser la quantité de laine à tondre et donc, maximiser les profits. Comme dans tous les autres types d’exploitation animale, le bien-être de l’animal n’est pas la priorité. Ces pratiques engendrent des souffrances énormes envers nos animaux. Lorsque les animaux ne sont plus considérés comme productifs, ils sont abattus. En plein hiver, les éleveurs tondent tout de même leurs moutons.
Résultat : plusieurs mourront de froid puisqu’ils n’ont plus de laine pour se réchauffer.

Voici selon moi, des raisons suffisantes pour que l’on opte pour des vêtements faits de textiles végétaux comme le chanvre, le lin, le coton, etc. Nous devons tenter de nous mettre à la place de ces animaux sans-défense et comprendre toutes les souffrances que ces pratiques impliquent. Il y a tellement de façons de se réchauffer et de se vêtir sans utiliser nos bêtes comme des objets.

« Tout être sensible doit pouvoir être laissé à l’état naturel. »

Voyez un vidéo qui vous touchera sans doute, et qui j’espère, en sensibilisera plus d’un : ici.

 

Andréanne Lefebvre

Sources :

Site Web Les Insoumis, « La face cachée de l’industrie de la laine ».

Site Web YouTube, vidéo « The Ugly Truth Behing UGGs », 15 novembre 2016.

Père Noël, mérites-tu vraiment ta majuscule?

Source : Pixabay.com
Source : Pixabay.com

Nous sommes déjà rendus à la mi-novembre. Les messages publicitaires liés à Noël fusent de toutes parts… Tout comme les fautes de français! Un peu partout, on peut lire Père Noël, alors qu’en fait, on devrait lire père Noël. En effet, les noms de personnages prennent une majuscule uniquement à l’élément qui les caractérise, mais le titre qui précède cet élément conserve pour sa part sa minuscule.

Exemples :

  • le père Noël
  • la mère Noël
  • la fée Clochette
  • le père Fouras
  • le pirate Maboule

Ainsi, sur le site officiel de la région de Québec, on peut lire « Le Père Noël sera de retour cette année dans son royaume situé au parc Félix Leclerc. » Pourtant, le P majuscule est erroné. Conclusion : gardez à l’esprit que même les sources les plus crédibles ne seront jamais aussi sûres que l’Office québécois de la langue française!

 

Mélissa Boissé

Sources :

GUILLOTON, Noëlle, CAJOLET-LAGANIÈRE, Hélène. Le français au bureau, Office québécois de la langue française, 7e édition, Québec, Les Publications du Québec, p. 252.

Site Web de la région de Québec, « Le Père Noël au Quartier Petit Champlain », 2016.

La victoire de Donald Trump : quand le discours haineux séduit les masses

Source : Pixabay.com
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Mardi dernier, le 8 novembre 2016, restera à jamais un jour gravé dans l’histoire. Et dans ma mémoire, malheureusement. Ce soir-là, quelques professeurs de philosophie du Cégep de Sherbrooke avaient décidé d’organiser un visionnement collectif de la soirée électorale, ponctué d’analyses philosophiques et politiques. En compagnie d’autres étudiants, je suis restée clouée à mon siège jusqu’à 1 h 30 du matin, heure à laquelle on nous a demandé de quitter le Cégep. Les résultats finaux n’étaient pas encore annoncés, mais le sort était déjà jeté : Donald Trump allait gagner. Nous tous, professeurs, étudiants et analystes politiques, étions stupéfaits d’horreur : ce scénario n’était pas censé se produire. Il convient de rappeler quelques abjectes promesses que Trump a faites durant sa sordide campagne :

  • Bâtir un mur de 3200 kilomètres pour séparer les États-Unis du Mexique;
  • Interdire de séjour tous les musulmans;
  • Défendre le droit de posséder et de porter une arme à feu;
  • Développer les énergies fossiles et retirer les États-Unis des accords sur les changements climatiques, tout en coupant le financement des organisations luttant contre les changements climatiques (ces promesses découlent du fait que Trump croit que les changements climatiques sont une totale invention);
  • Mettre la hache dans le Obamacare, qui visait à aider les familles à faible revenu à se procurer une assurance-maladie;
  • Baisser l’impôt de la classe moyenne, mais AUSSI des plus fortunés et des grandes entreprises;
  • Nommer à la cour suprême uniquement des juges pro-vie (anti-avortement).

Rappelons également que durant sa campagne, Trump s’en est pris de façon gratuite et vulgaire à de nombreux groupes : les femmes, les personnes noires, les musulmans, les personnes handicapées et  les Mexicains.

Je ne saurais expliquer à quel point cet homme est dangereux, mais SURTOUT, à quel point il est inquiétant qu’autant de personnes aient été séduites par ses idées de droite radicale. L’histoire nous le confirme : les foules sont facilement manipulables et enclines à s’associer à des discours haineux et identitaires. Je ne peux que terminer ce triste texte en rapportant à ma façon les paroles de Véronique Grenier, professeure de philosophie, lorsque la victoire de Trump est devenue évidente : Qu’est-ce qu’on vous apprend dans vos cours de philo? L’esprit critique. Maintenant, la nécessité de se servir de cet esprit critique devient plus qu’urgente. Nous devons nous méfier, combattre la haine, protéger les droits humains. Se servir de notre pouvoir par le biais des réseaux sociaux, en informant les gens.

Il y a une semaine, au Cégep de Sherbrooke, une cinquantaine de personnes dévastées ont regardé ensemble une puissante vidéo afin de retrouver l’espoir et le courage au milieu de l’affreux moment historique qui se déroulait devant leurs yeux. Voici donc cette vidéo, pour vous :

 

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web du Devoir, « À travers le fiel, les promesses », 17 novembre 2016.

Site Web du Journal de Québec, « 9 promesses importantes de Donald Trump », 9 novembre 2016.

Site Web du Nouvel observateur, « Expulsions, mur, armes, avortement… Trump précise ses intentions », 14 novembre 2016.

Site Web YouTube, vidéo « The Great Dictator (1940) – Charlie Chaplin – Final Speech – Music – Hans Zimmer – Time – VOSTFR », 5 novembre 2014.

La recharge sans fil envahit la place!

Source: Pixabay.com

Il semblerait que la recharge de cellulaires peut maintenant se faire sans avoir à trainer son fil de recharge. Merveilleux!

En effet, la compagnie Starbucks s’est déjà munie de tables de chargement sans fil, permettant aux clients de charger leur cellulaire pendant qu’ils dégustent paisiblement leur café. Les fabricants d’IKEA ont également adopté ce mouvement en intégrant à une nouvelle collection de meubles, des blocs de recharge sans fil. De plus, les nouveaux cellulaires faisant apparition sur le marché sont  maintenant accompagnés d’un bloc de recharge sans fil. Les fabricants de voitures s’y mettent aussi : les compagnies Toyota et Audi proposeront bientôt des voitures dotées de chargeur sans fil. D’ici la fin de l’année, un système permettra aux cellulaires de se charger sans être obligatoirement sur la base : la recharge s’effectuera si les deux éléments sont à une distance de moins de 3 mètres l’un de l’autre.

Selon moi, cette nouvelle technologie fera bien des heureux. Quoi de plus tannant qu’être devant un bon film et devoir se lever pour aller brancher son cellulaire dans la cuisine?

Cette nouvelle apparition dans l’univers de la recharge sera accueillie à bras ouverts tant dans les maisons privées que dans les lieux publics.
Avec les années, qui sait si nous réaliserons la recharge par la pensée ou à l’aide une application particulière sur nos téléphones? Il est maintenant possible de le faire pour démarrer nos voitures.

L’avancement de la technologie n’a pas de limites et est plein de surprises : à suivre…

 

Andréanne Lefebvre

Source:

Site Web Konbini, « En 2016, ces nouvelles technologies devraient changer nos vies », février 2016.