La nouvelle orthographe, cette mal-aimée!

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Source : Pixabay.com

On en entend parler, on la critique, elle nous agace, j’ai nommé : la nouvelle orthographe! Voici quelques exemples de changements qui provoqueront peut-être une poussée d’urticaire chez certaines personnes :

  • Oignon – ognon
  • Céleri – cèleri
  • Nénuphar – nénufar
  • Renouvellement – renouvèlement

Nombreux sont ceux qui considèrent cette réforme comme une insulte à la beauté de la langue française ou encore comme un changement tout à fait inutile et plus embêtant qu’autre chose. Pourtant, le but réel qui se cache derrière les rectifications de l’orthographe est en fait de simplifier la langue française en suggérant d’éliminer certaines caractéristiques superflues et maintenant désuètes. Vous avez bien lu : tous ces changements ne sont que des suggestions! L’Académie française ainsi que l’Office québécois de la langue française sont limpides à ce sujet : nous sommes actuellement en période de transition entre l’orthographe traditionnelle et la nouvelle orthographe, ce qui veut dire que l’usage de cette dernière n’est pas obligatoire. Concrètement, cela signifie que dans un même texte, trois options sont permises : utiliser uniquement l’orthographe traditionnelle, utiliser seulement la nouvelle orthographe, ou encore appliquer à la fois l’ancienne orthographe et la nouvelle. À la lumière de ces faits, quelle n’a pas été ma surprise d’entendre, lors de mon embauche dans un lieu plus qu’officiel, que l’usage de la nouvelle orthographe était totalement interdit dans le cadre d’écrits faits pour le travail!

Les réfractaires sont nombreux, mais pourtant, nous devrons bien accepter ces changements, un jour ou l’autre! D’ailleurs, le chroniqueur Mathieu Charlebois nous fait part de ses humoristiques mais non moins pertinentes réflexions à ce sujet dans son texte nommé Pour une poignée de circonflexes. En voici un extrait :

« Voyez-vous, avant d’écrire île, on écrivait isle (…). Et avant fraîche, il y avait le mot fraische (même qu’avant fraische, il y avait fresche!). L’accent circonflexe est là pour nous rappeler qu’il y a déjà eu un s. Avant. Un moment donné. Il y a longtemps. (…) Une partie des accents circonflexes de la langue française sont aujourd’hui aussi utiles qu’une collection de cassettes Beta. »

 

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web de L’Actualité, « Pour une poignée de circonflexes », 5 février 2016.

Site Web de L’Actualité, « Ognon, nénufar et iglou : le Québec et la (pas si) nouvelle orthographe », 5 février 2016. 

Site Web de la Banque de dépannage linguistique, « Questions fréquentes sur les rectifications de l’orthographe », novembre 2016.

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Un commentaire sur « La nouvelle orthographe, cette mal-aimée! »

  1. Je suis de ceux que la nouvelle orthographe dérange, même si ce ne sont que des suggestions. Je ne vois pas pourquoi on devrait changer ce qui marche déjà. Beaucoup des mots qui ont changé sont des mots avec des particularités (par exemple oignon), on les retient plus facilement, donc où est l’intérêt de les changer? Mais sinon très bon article Mélissa!

    Maude

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