Facebook lance Workplace

Source : Pixabay.com
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Au début du mois d’octobre, le géant Facebook a lancé Workplace, un réseau social pour les entreprises. Afin de rendre son nouveau produit le plus attrayant possible, Facebook a regroupé les fonctionnalités les plus pratiques d’un profil personnel normal (création de groupes, publication de vidéos, etc.) ainsi que les caractéristiques principales d’un Intranet professionnel et d’un serveur de messagerie.

Ce que je trouve particulièrement intéressant dans cette initiative, c’est qu’elle sera accessible à tous les employés, même ceux qui ne possèdent pas de compte Facebook personnel. Workplace sera donc totalement indépendant de Facebook. Cependant, il y a un bémol : l’inscription à cette plateforme coûtera 1,50$ par employé. Notons cependant que les employés des organisations à but non lucratif n’auront pas un sous à débourser.

Je crois que cet outil peut s’avérer très intéressant pour les entreprises. En effet, la communication entre employés peut devenir plus efficace et la diffusion d’informations promet d’être simplifiée et plus attrayante que sur d’autres plateformes classiques. Néanmoins, les gestionnaires auront probablement un défi de gestion à relever afin que Workplace ne se transforme pas en distraction contre-productive.

 

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web de TVA, section Salut bonjour, « Facebook lance Workplace, un réseau social professionnel », 11 octobre 2016.

Site Web du Journal de Montréal, « Facebook lance Workplace, réseau social pour les entreprises », 10 octobre 2016.

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Finale des mots : euil ou ueil?

 

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Source : Pixabay.com

Acceuil ou accueil? Orgeuil ou orgueil? Comment fait-on pour trouver la bonne finale? Croyez-le ou non, il y a une logique derrière tout cela! Ce son, qui se prononce comme le mot œil, s’écrit généralement -euil en fin de mot. Cependant, lorsque ce son est précédé d’un c qui se prononce comme un k ou d’un g qui se prononce comme dans garçon, la finale (euil) doit être changée. Effectivement, selon les règles de la langue française, les enchaînements ceuil et geuil devraient se prononcer seuil et jeuil. Donc, lorsqu’il n’est pas correct d’employer cette prononciation, on doit modifier la finale du mot. Concrètement, on inverse les lettres e et u afin que le c et le g soient suivis d’un u pour conserver la prononciation appropriée. Les finales doivent donc devenir -ueil plutôt que -euil.

Il y a cinq noms qui suivent ce principe : accueil, cercueil, écueil, orgueil et recueil. Notons que les tous les mots de la même famille que ces noms obéissent également à cette règle. Par ex. : cueillir, orgueilleux, accueilli.

Mélissa Boissé

Source :

Site Web de la Banque de dépannage linguistique, « accueil, cercueil, écueil, orgueil et recueil », 2016.

Quand 400 Sherbrookois parlent de politique

Utilisation approuvée par Faut qu'on se parle.
Source : Faut qu’on se parle (utilisation approuvée par l’organisation).

Il y a quelques semaines, j’ai abordé l’initiative Faut qu’on se parle. Eh bien hier soir, j’ai participé à l’assemblée qui avait lieu à Sherbrooke. Quelque 400 personnes étaient réunies au Granada pour parler de politique. Cet événement m’a passionnée. Je vous présente donc quelques-unes des 803 idées qui ont été proposées lors de la soirée dans une optique de créer un nouveau projet de société pour l’avenir du Québec.

  1. Instaurer des cours d’éducation citoyenne/politique dès le secondaire. Ainsi, l’éducation reviendrait à son but premier, soit former des citoyens, et non pas seulement de futurs travailleurs.
  2. Dans une optique de réduction des frais de scolarité ou d’une totale gratuité scolaire, instaurer un système de service civil. Concrètement, les étudiants seraient redevables envers la société et ils s’acquitteraient de ce dû par le biais de services d’intérêt public, soit toutes formes de bénévolat possibles. Ainsi, l’argument selon lequel la gratuité scolaire coûterait trop cher à la société serait invalidé, puisque les étudiants accompliraient, soit pendant leurs études, soit après, de nombreux services de façon gratuite.
  3. Rendre illégal le principe d’obsolescence programmée. On définit l’obsolescence programmée comme une stratégie commerciale qui vise à limiter volontairement la durée de vie d’un produit afin de créer chez le consommateur le besoin d’effectuer un nouvel achat prématurément.
  4. Établir un vote de confiance envers nos élus à mi-mandat et réduire la durée des mandats.
  5. Récompenser les initiatives environnementales plutôt que de fonctionner avec un système punitif.
  6. Rétablir la taxe sur le capital des institutions financières.
  7. Rembourser les frais de psychothérapie aux citoyens. Cette mesure peut paraître coûteuse, mais il est important de considérer en contrepartie les pertes financières immenses qu’engendre l’absentéisme au travail dû à des problèmes psychologiques.

Je pourrais écrire encore des pages et des pages de ce genre de propositions innovantes… Ce qui me plait avant tout dans les assemblées Faut qu’on se parle, c’est le principe de prendre le temps d’écouter les gens qu’on entend trop peu. Effectivement, l’équipe de Faut qu’on se parle ira faire des assemblées de cuisine dans les milieux appauvris (par ex. Montréal Nord), dans des communautés autochtones, dans des groupes de femmes musulmanes et même avec un groupe de sourds et muets! Avouons que c’est une initiative plus que louable. Espérons que le projet qui en ressortira le soit tout autant.

Mélissa Boissé

Source :

Site Web Obsolescence programmée, « Home ».

Le végétalisme… un mode de vie à adopter?

Source: Pixabay.com

Dans le cadre de mon cours de philosophie Éthique et politique, il nous a été demandé de visionner une vidéo portant sur la face cachée de l’industrie de la viande. Ce vidéo m’a enlevé tous mes moyens, m’a déstabilisée et m’a brisé le cœur. J’ai perdu mon sang-froid.

Savons-nous vraiment ce qui se passe de l’autre côté des murs de nos abattoirs québécois?

On y retrouve des pratiques déplorables et épouvantables poussant ces pauvres animaux dans d’atroces souffrances. Les animaux destinés à la consommation ne verront jamais la lumière du jour, ne sentiront jamais la pluie ou le vent les effleurer. Ils seront confinés à des espaces restreints, empilés les uns par-dessus les autres et généralement engraissés de vitesse pour passer rapidement à l’abattoir.

« Pourquoi considérons-nous certaines espèces comme des animaux de compagnie, que nous chérissons et qui nous le rendent si bien, et d’autres comme de la simple nourriture? » – John Robbins, auteur

Plus de 62 millions d’animaux sont tués chaque année au Canada pour la consommation.

Selon plusieurs études, consommer de la viande rouge est néfaste pour notre santé. L’hyperconsommation de viande rouge est directement associée à une augmentation du risque de mortalité. Les produits laitiers sont également le sujet de plusieurs études. Les résultats sont concluants: les humains ne sont pas conçus pour consommer du lait de vache. Pourquoi donc continuer d’en consommer et d’encourager cette industrie?

Le système d’exploitation animale a une incidence énorme sur notre santé, mais aussi sur notre environnement. Le méthane retrouvé dans les excréments produits par les vaches laitières cause des dégâts deux fois plus grands que ceux causés par le dioxyde de carbone envers la couche d’ozone. De plus, cette industrie a un impact inqualifiable sur nos animaux en leurs faisant vivre d’énormes souffrances.

En contrôlant ce que nous mettons dans notre assiette, NOUS nous porterons mieux, notre PLANÈTE se portera mieux, et nos ANIMAUX se porteront mieux. 

 

Andréanne Lefebvre

Source :

Site Web YouTube, vidéo « La face cachée de la viande », 15 décembre 2012.

Voici la vidéo en question :

Les anglicismes

Source: Pixabay.com

Le terme « anglicisme » est employé pour désigner un mot ou un ensemble de mots emprunté à la langue anglaise. Cette erreur peut être causée par un défaut de traduction soit par le mot-à-mot, soit par une mauvaise utilisation en ne sachant pas qu’un mot français existe déjà pour désigner notre idée. Nous utilisons fréquemment des anglicismes sans même le savoir. Par exemple, dire « Bon matin! » à son conjoint le matin provient directement d’une mauvaise traduction de « Good morning! »

On retrouve plus d’une catégorie d’anglicismes, les voici :

L’anglicisme sémantique :

Utilisation d’un mot français qui est semblable à un mot anglais soit par sa graphie ou par sa prononciation, ayant par contre un sens différent.

Ex : Définitivement (definitely) utilisé dans le sens de certainement, assurément.

L’anglicisme lexical :

C’est un emprunt direct à la langue anglaise.

Ex : Je vais aller me chercher un café au break. (Nous devrions dire à la pause.)

Feedback – Rétroaction
Coach – Entraineur
Challenge – Défi
Set de chambre – Mobilier de chambre
Gloss – Brillant à lèvres

L’anglicisme syntaxique :

Le nom le dit, il s’agit ici d’une erreur de syntaxe. Par exemple, mélanger les prépositions à, de, sur, pour, avec, etc. Il peut s’agir d’une traduction mot-à-mot d’une expression ou d’une phrase anglaise.

Ex : On dit être dans l’avion plutôt qu’être sur l’avion

Vivre à la campagne plutôt que vivre en campagne

Un patient en observation plutôt qu’un patient sous observation

L’anglicisme phonétique :

Cette erreur est commise lorsque l’on prononce un mot français à l’anglaise.

Ex : En français, « Zoo » se prononce « Zo », et non « Zou » comme dans la langue anglaise.

L’anglicisme orthographique :

Cet anglicisme inclut les erreurs d’orthographe pour un mot français influencé par la graphie anglaise.

Ex : En français, nous écrivons appartement avec deux P, tant dis que dans la graphie anglaise, il est orthographié avec seulement un P : apartment.

Andréanne Lefebvre

Source :

Site Web Allô prof, « Les anglicismes ».

Les pléonasmes

Savez vous ce qu’est un pléonasme?

Source: Pixabay.com

Le pléonasme est une figure de style bien souvent involontaire que j’utilise parfois moi-même dans mes écrits. Cette fréquente erreur de français représente une répétition inutile d’un ou de plusieurs mots ayant le même sens dans une même phrase. Cet ajout n’est donc pas nécessaire pour la compréhension de la phrase. Par exemple, reporter à une date ultérieure : reporter signifie déjà que ce sera pour plus tard. On retrouve ce genre d’erreur tant dans la langue littéraire que dans le langage familier. Lorsque nous rédigeons un texte ou que nous nous exprimons à l’oral, nous devrions éviter ce type d’erreur.

Voici quelques exemples des pléonasmes les plus répandus :

  • Autogérer soi-même…………………………. Autogérer
  • Monter en haut………………………………… Monter
  • Descendre en bas……………………………… Descendre
  • Se lever debout………………………………… Se lever
  • Refaire une deuxième fois………………….. Refaire
  • Prévoir à l’avance……………………………… Prévoir
  • Entrer à l’intérieur…………………………….. Entrer

En espérant que cet article vous aide à corriger ces tics grammaticaux indésirables!

 

Andréanne Lefebvre

Source :

Site Web de l’Université d’Ottawa, Visez juste en français, « Les pléonasmes ».

Le cégep : perte de temps ou richesse collective?

school
Source : Pixabay.com

Le modèle de l’éducation supérieure québécoise est unique au monde. En effet, les cégeps (collèges d’enseignement général et professionnel) ont été créés en 1967, suite au fameux rapport Parent. La formation générale est obligatoire pour chaque étudiant, peu importe son domaine d’études, et elle inclue des cours de philosophie, de littérature, d’anglais et d’éducation physique. De plus, chaque étudiant doit s’inscrire à au moins deux cours complémentaires n’ayant aucun lien direct avec son programme d’études. Ces obligations sont considérées par bien des gens comme une perte de temps considérable. Je ne suis pas de cet avis.

Nombreux sont ceux qui voudraient pouvoir se consacrer immédiatement et uniquement à leur choix de carrière ou encore aux supposées « vraies matières ». Pour ma part, je crois que l’éducation ne sert pas uniquement à produire de futurs travailleurs, mais plutôt à former de futurs citoyens. Une pleine citoyenneté implique de développer un esprit critique, une ouverture d’esprit et un mode de vie sain. Pour y arriver, les cours de formation générale, et tout particulièrement les cours de philosophie, sont incontournables. Apprendre à analyser la société dans laquelle nous vivons, à remettre en question nos idées préconçues et à développer une conscience sociale et un esprit critique sont les outils inestimables que l’on peut développer au cégep plus que partout ailleurs. Et ces outils, ils seront utiles dans la vie personnelle et sociale de chacun, mais également dans la sacrosainte entreprise vers laquelle l’étudiant se dirige. Chaque fois que quelqu’un se moque de la prétendue inutilité des cégeps, c’est ce que je brûle de lui répondre.

Pour clore ce sujet, je vous invite à cliquer sur ce lien, qui mène à un article de Véronique Grenier, professeure de philosophie au Cégep de Sherbrooke, auteure et chroniqueuse. Mme Grenier aborde le sujet d’une manière plus que pertinente (comme elle le fait toujours)

 

Mélissa Boissé

Sources :

Site Web La révolution tranquille, « La création des cégeps et de l’Université du Québec ».

Site Web de l’Université de Sherbrooke, « Le rapport Parent : la démocratisation de l’éducation ».